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Une sculpture ?

Le Bars dit :

J'ai les mêmes gestes qu'un menuisier. Mais le résultat est inutile. C'est un privilège. Et avec l'amateur ou l'acheteur, j'échange du temps.

Les oiseaux?

Ce qui me fascine, c'est de trouver le point d'équilibre, leur équilibre, le mien, l'un et l'autre mêlés, l'un étayant l'autre dans un univers très simple, élémentaire, proche de celui des enfants, coloré, défini, précis.

Des oiseaux ? des poissons ? des danseurs ?

Et les trois dimensions qui nagent dans la joie et dans la couleur.

Ne nous arrêtons pas aux apparences - non que cette oeuvre soit un piège. Il est peu d'oeuvres qui soient parvenues à une telle simplicité. Mais, comme dans toutes les oeuvres dignes de ce nom, celle de Charles Le Bars contient sa complexité. D'ailleurs, ce n'est pas le mot piègequi convient mais plutôt celui de masque - masque de fête - masque solaire. Double masque celui de l'amour et celui de la naïveté.

Voici une oeuvre, et une oeuvre d'homme. complète - complexe - savante - rieuse - et oui, heureuse !

Toute la subtilité est dans le mouvement - toute la santé dans la couleur. Le résultat ? de la poésie, de la vérité, un immense sérieux.

Il y a des hommes qui ont choisi de mettre le meilleur d'eux-mêmes dans leur oeuvre. Que demandons-nous à une oeuvre ? Le constat ? Constater n'est pas faire. La nostalgie ? C'est sans doute une des plus graves maladies des sociétés évoluées. Nous attendons d'une oeuvre le sourire, sourire de notre être qui se détend, qui de décrispe, qui nous rend confiance en la vie, qui nous rend heureux, profondément.

Ce sourire d'homme qui a vécu et qui connait la vie, d'homme qui sait la vie, ce sourire le plus rare, le voici.

Biographie

Né en 1925 en Algérie.

Etudie le dessin et la peinture à l'Ecole des Beaux-Arts d'Alger.

Rejoint les Forces Navales françaises Libres en Grande Bretagne en 1943, démobilisé en 1945, reprend ses études de peinture.

1946 : S'installe à Paris.

Fait de l'illustration, s'initie à la gravure à l'Atelier 17, photograveur, travaille comme dessinateur dans un bureau d'études de constructions hospitalières, fait partie de la Galerie Dauberville.

Abandonne la peinture de chevalet pour faire des recherches et participer à des études d'intégration artistique dans le domaine architectural et dans l'environnement.

Entreprend la fabrication d'objets et de sculptures animés par le vent.

1976 : première exposition des "oiseaux" à la Galerie Michèle Broutta.

De nombreuses oeuvres, mobiles polychromes en bois ou en métal, figurent dans des collections, privées en Europe et aux Etats-Unis. D'autres réalisations de plus grandes dimensions, mobiles ou non, figurent dans des établissements publics ou privés : Agadir, centre commercial de Belle-Epine, LEP de Chauny, d'Illkirch, crèche à Versailles, caserne à Narbonne, Hôtel des Finances à Fort de france, Luynes, Sonje Museum of Contemporary Art à Kyongju (Corée).

Expose à Paris, Washington, Bourges, Allemagne, Metz, Los Angeles, Chicago, Hambourg, Boulogne-Billancourt, New-York,