Hommage à l’Atelier Lacourière-Frélaut
![]() |
Du 31 janvier au 17 mars 2007Béalu, Bergman, Bougie, Buffet, Condé, Dado, Dali, Debré, Fossier, haass, Hartung, Kermoal, Lardera, Lunven, Mathieu, Müller-Reinhart, Music, Ortner, Luc Peire, Prassinos, Rouan, Singier, Soulages, Trémois, Zao Wu KiPhotos inédites de Jen-Christophe Ballot |
Le célèbre Atelier Lacourière et Frélaut quitte Montmartre et la rue Foyatier où il était installé depuis de longues années.
Il fut crée par Roger Lacourière en 1929.
Très vite Roger Lacourière « le Patron » gagne la confiance des éditeurs Skira et Vollard. Avec le premier, il met au point le tirage des eaux-fortes de Matisse pour les Poésies de Mallarmé puis celles de Dali pour les Chants de Maldoror et avec le second, les bois colorés de Derain pour le célèbre Pantagruel. Plus tard Masson viendra graver avec passion les eaux-fortes pour Les Conquérants d’André Malraux.
Puis viennent Picasso, Maillol, Rouault.
Cette atmosphère particulière de grande complicité entre artisans et graveurs et la personnalité originale du « patron » attirent les artistes : André Beaudin, Miro, Dunoyer de Segonzac, Chagall… il est impossible de tous les nommer. Elle inspira aussi un cinéaste, Jean Grémillon, qui tourna en 1954 un documentaire sur l’atelier « La Maison aux Images ».
Lorsque Roger Lacourière se retire en 1957, il laisse la gérance de l’atelier à Jacques Frélaut, son disciple depuis 1938, qui va poursuivre l’aventure dans le même esprit, assisté de son frère Robert et de sa sœur Anne.
Une nouvelle génération d’artistes découvre l’atelier : Hartung, Soulages, Buffet, Trémois…
En 1980 Jacques Frélaut se retire laissant à son frère Robert le soin de perpétuer la tradition de la maison : l’innovation et l’accueil de jeunes graveurs, la réputation de l’atelier franchit les frontières, les artistes viennent d’Europe, des USA, du Canada, d ‘Australie.
Avant son départ, il organise une grande exposition rétrospective au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
Denise Frélaut, fille de Jacques, prend avec Luc Guérin, entré en 1974, la tête des éditions .
Elle assure, avec Robert Frélaut, l’organisation d’un « Hommage à l’Atelier Lacourière Frélaut » présenté successivement dans 5 musées nationaux au Japon. Une nouvelle collection de livres petit format est lancée avec des graveurs de styles différents : Baltar, Belin, Johnston, Polak, Roy, Xavier … et les éditions d’estampes se poursuivent avec Arnold, Béalu, Bougie, Müller-Reinhart, Scanreigh…
En raison de travaux colossaux dus à des glissements de terrain de la Butte Montmartre, l’atelier doit-il disparaître ?
Aidons le à retrouver un site digne de lui.







