Nathalie GRALL
Nathalie Grall est née en 1961 à Compiègnes, elle vit aujourd’hui à Lille. Diplômée de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans et de l’ENSBA de Paris. Première lauréate du Prix Grav’x en 1989, elle a reçu également le Prix de la jeune Gravure du Salon d’Automne en 1992. Expose régulièrement à la Galerie Michèle Broutta à Paris. Son intérêt pour l’écrit l’amène à créer régulièrement depuis 1988, seule ou avec des écrivains, des livres de bibliophilie.
L’exposition des œuvres récentes de Nathalie Grall à la galerie Michèle Broutta a lieu à l’occasion de la parution du livre « Chants du jardin interdit » qui mêle la poésie de Parviz Khazraï aux gravures de l’artiste.
Les gravures réalisées pour ce livre puis les gouaches, plus grandes, créées dans le prolongement, ont nourri une réflexion autour de la représentation de l’exil.
Le passage d’une technique à l’autre a permis d’explorer des champs graphiques différents et de donner au travail une dynamique que l’on retrouve quelque soit le thème abordé.
Ici la représentation de l’Exil est passé insensiblement du « Paysage méditatif » ouvert - bien que jalonné- à des formes de poteaux humanisés plantés dans le vide comme autant de figures du déracinement et de l’enfermement : « Les Exilés ».
Parallèlement un travail plus ludique, plus coloré proche de la miniature persane s’est développé pour parler de l’amour, du rêve, du mystère comme réponses possibles au tourment de l’exil : « Noces persanes », « Funambule des horizons ».
L’exposition met également en lumière deux autres thèmes liés entre eux bien que très différents d’un point de vue plastique : les oiseaux et les combats de coqs.
Les Oiseaux sont un continuum dans une pratique artistique proche de la calligraphie. Ils sont apparus presque par hasard dans un dessin à la gouache « Champs d’herbes ».
Ils ont été repris tant en gravure qu’en dessin pour valoriser tantôt le graphisme, tantôt la lumière, et se sont développés jusqu’à se dégager du végétal.
De « Vol-tige » à « A toute volée », on sent un glissement qui mènera de l’envolée gracieuse au combat féroce.
Les combats de coqs : une photo documentaire sert de déclencheur ; des lectures suivront d écouvrant toute la richesse de la figure mythologique de l’animal ( oiseau-dragon, oiseau-veilleur, oiseau-chevalier…).
L’image du combat s’impose comme en résonance à quelque sourde agitation. Elle est également un prétexte pour se confronter à l’expression des visages, aux mouvements des corps, au traitement des matières.
La diversité des formes naturelles ouvre la voie à l’imaginaire, au merveilleux : c’est du spectacle, de la parade, du grotesque parfois, mais c’est aussi « Struggle for life », le miroir de nos propres combats intérieurs.
N. G.
Repères biographiques
Formation
de 1979 à 1984 : Institut des Arts visuels d’Orléans
de 1984 à 1986 : Ecole Supérieure des beaux-Arts de Paris
Prix :
1989 : Lauréate du Prix Grav’x, Paris
1992 : Lauréate du Prix de la Jaune Gravure du Salon d’Automne, Paris
1998 : Bourse FIACRE, DRAC Nord-pas-de-Calais.
Dernières expositions personnelles :
1999 : « Gravures et Dessins 1990/99 » Galerie Michèle Broutta, Paris
2000 : Galerie Godar, Lille
2001 : Musée de l’Hospice St Roch, Issoudun
Galerie Pictura, Bourges
2002 : Galerie Michèle Broutta, Paris
2003 : Galerie Godar, Lille
2004 : Galerie Michèle Broutta, Paris
2005 : Gravures – Galerie Cappaza , Nançay
2006 : L’Espace du Dedans, Lille
2007 : Gravures et gouaches – Galerie Godar, Lille et Galerie Michèle Broutta, Paris






